FATIGUE

https://www.youtube.com/watch?v=JTEFKFiXSx4

mur

Publié dans : Non classé | le 7 septembre, 2020 |Pas de Commentaires »

L’ANTI-CREATION DU MONDE

Quand on écoute l’homélie d’un prêtre, le discours d’un homme politique ou l’enseignement de quelque guide spirituel ou psychologue en vogue, on sent probablement s’éveiller et bouillonner en soi les bons sentiments, on se met à rêver d’un monde meilleur, et on se prend à se sentir meilleur. Et pourtant, tous ces gens-là sont très mal placés pour nous faire la morale ou nous donner des leçons. Quoiqu’il en soit, c’est comme un soufflé, cela retombe très vite dès que l’on revient à la réalité.

Sans parler de quoi que ce soit, sans avoir de but de ce genre, certaines musiques, comme celles de Chopin, si elles sont écoutées souvent, ont le don de dévitaliser, lentement et indirectement, sans qu’on le sache, les forces qui en nous sont nuisibles. (A contrario, il suffit de voir comment le monde moderne passe dans la musique et inspire des sentiments et des envies à son image, à coup sûr tout à fait représentatifs)

Chopin. Si ses notes étaient des gestes, des regards, des mots, si c’était toute une atmosphère, et si les espaces étaient des moments qui vous pénètrent au coeur. Si cette musique était la substance dont vous êtes fait, dont est fait(e) votre bien-aimé(e)

https://youtu.be/5TDx8ygZDaA?t=2

Publié dans : Chopin | le 6 septembre, 2020 |Pas de Commentaires »

MUSIQUE ET POESIE, 6

« …Moi je vous vois comme un péché, comme une offense
A l’allègre douceur de vivre, d’être sain
Parmi des fruits luisants, des feuilles vertes,
Des jardins faisant signe aux fenêtres ouvertes…

De gais canards courent vers les bassins,
Des pigeons nagent sur la ville, fous d’espace.
Nager, courir, lutter avec le vent qui passe,
N’est-ce donc pas mon droit puisque la vie est là
Si simple en apparence… en apparence !

Faut-il être ces corps vaincus, ces esprits las,
Parce qu’on vous rencontre un jour, Souffrance,
Ou croire à cet Honneur de vous appartenir
Et dire qu’il est grand, peut-être, de souffrir ?

Grand ? Qui donc en est sûr et que m’importe !
Que m’importe le nom du mal, grand ou petit,
Si je n’ai plus en moi, candide et forte,
La Joie au clair visage ? Il s’est menti,
Il se ment à lui-même, le poète
Qui, pour vous ennoblir, vous chante… Je vous hais.

Vous êtes lâche, injuste, criminelle, prête
Aux pires trahisons ! Je sais
Que vous serez mon ennemie infatigable
Désormais… Désormais, puisqu’il ne se peut pas
Que le plus tendre parc embaumé de lilas,
Le plus secret chemin d’herbe folle ou de sable,
Permettent de vous fuir ou de vous oublier ! … » Sabine Sicaud

https://www.youtube.com/watch?v=AZfZnbTgY4E

Publié dans : Mozart | le 4 septembre, 2020 |Pas de Commentaires »

PETALES TOMBES

Ces sons qui ne troublent pas le silence

« Il semble qu’un baiser les empreint sur mon cœur. » Desbordes Valmore

« J’attends – comme le font derrière la fenêtre
Le vieil arbre sans geste et le pinson muet…

Je ne crains rien si tu m’as reconnue.
Mon Amour, de bien loin, pour toi, je suis venue  » Sabine Sicaud

A aucun moment, je ne peux….cesser

L’invoquer, lui chauffer la place, dans mon coeur

Toujours

Viens me chercher.

 https://youtu.be/W8m5bJK0OEI?t=899

Publié dans : Schubert | le 3 septembre, 2020 |Pas de Commentaires »

QUELLE SORTE DE BEAUTE ?

Quand il se trouve que l’on est dans de bonnes dispositions pour apprécier une musique, quand notre état d’esprit est favorable à la communion avec elle, c’est bien parce que cette disposition ou cet état d’esprit ont quelque analogie avec l’essence, la nature intrinsèque de la musique. Qui se ressemble s’assemble. Mais la cause n’est pas dans la pensée. On comprend un peu mieux sa nature, on sait un peu mieux alors ce qu’elle est (et ce qu’elle n’est pas) même si son univers n’est pas à la portée de nos facultés grossières. Rien n’est référencé chez elle. Elle ne salit rien (contrairement à la parole, à la peinture figurative, à la sculpture, à l’architecture.) Elle exprime l’instant, elle ne se prête pas à la fixation, à l’objectivation, à la caractérisation de quoi que ce soit. Coule la rivière, coule la vie, coulent leurs ineffables reflets.

https://youtu.be/SqXYIteAfNs?t=1470

https://youtu.be/1syDCEn_XOw?t=595

Publié dans : Beaute | le 2 septembre, 2020 |Pas de Commentaires »

EL DESDICHADO

Entendre des notes et des accords qui révèlent des territoires vierges en soi, qui suscitent des émotions nouvelles, qui font naître un univers inconnu, voilà ce que l’on peut tous souhaiter sans doute. Une expérience musicale qui échappe à sa propre culture, qui n’est plus une illustration ou une répétition de ce que l’on sait aimer.

Sans doute ne faut-il compter que sur un heureux hasard, que sur la rencontre fortuite d’une disposition personnelle momentanée et rare, et d’une musique inconnue.

On rêve d’une beauté immédiatement présente et unique.

Pas de solution générale, celui qui écoute compte au moins autant que ce qu’il écoute.

Cela ne devrait plus être le soi habituel qui écoute – la pensée salit tout ce qu’elle touche – comme si on pouvait être, alors,  ce déshérité, « le ténébreux, le veuf, l’inconsolé, le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie » .

https://www.youtube.com/watch?v=8YFX-XQLToE

https://www.youtube.com/watch?v=_ojRLG7hv6I

https://www.youtube.com/watch?v=Z5WUO7hsgCA

Publié dans : Inconnu | le 1 septembre, 2020 |Pas de Commentaires »

ENTREE INTERDITE

Quand c’est trop intime, c’est interdit d’accès. Les gens ne comprendraient pas et nous fâcheraient

Soi-même on ne comprend pas très bien, et pourquoi chercherait-on à comprendre, à analyser son plaisir

Ce qui caractérise les musiques qui ont un tel pouvoir sur soi, celles que l’on aime tant, c’est qu’elles réveillent, font apparaître immédiatement tout un monde, un autre lieu. A partir de là, de la sensibilité particulière, on est parti prenante de la musique que l’on entend; elle sort de nous. Chacun a son jardin secret. C’est bien d’en avoir un ou plusieurs et peu importe si les autres n’aiment pas. Ce n’est pas, pour ce qui me concerne, à ce morceau que j’aurais pensé, mais pas de poésie interdite.

«  Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets.

Or, chaque fois que je viens à l’entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit :
C’est sous Louis treize ; et je crois voir s’étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit,.. » (Nerval)

plutôt XVIe ici (auteur incertain) En tout cas, ce morceau a traversé les siècles. Alors

https://www.youtube.com/watch?v=wARiOb80Zr0&list=PLQIMGFZIwtHs1NNqxkIQNc_DK2-53x-O-

Publié dans : Non classé | le 31 août, 2020 |Pas de Commentaires »

AVEC TOUTE MON AFFECTION

Ce qui est en soi, ce que l’on ressent, ce que l’on éprouve, les sentiments même à leur source, ne se domestiquent qu’à partir du moment où ils sont pensés. Au fond, nous sommes tous des êtres dont le coeur est un enfant sauvage, un enfant sauvage qui désespère de ne pouvoir sortir de sa cage et finit par se résigner.

amit

La musique peut-elle quelque chose pour lui ? Si c’est un fauve, c’est un fauve inoffensif, il n’y a aucun mal en lui

https://www.youtube.com/watch?v=POtG46JfmSg

C’est un sentimental et un émotionnel purs. C’est l’agneau du sacrifice. La beauté est un langage qui lui convient. Pourvu qu’elle lui ressemble

https://youtu.be/PFX_UpK8ZdY?list=TLPQMzAwODIwMjD-2NGCyvbayQ&t=61

la consolation, il en a besoin, pourvu que la musique sache s’y prendre

https://youtu.be/inGXqq2VoAQ?list=TLPQMzAwODIwMjD-2NGCyvbayQ&t=34

L’action sans raison, sans but est dans sa nature .Les mélanges et les changements sans transition en musique ont de quoi l’encourager pourvu qu’il s’y reconnaisse

https://youtu.be/wbHUG6utqhs?t=1156

Laisser parler son coeur sans honte, il peut le faire, la musique aussi

https://youtu.be/J9RraNFaWiU?list=TLPQMzAwODIwMjD-2NGCyvbayQ&t=631

Publié dans : Reconnaissance | le 30 août, 2020 |Pas de Commentaires »

ET LA TENDRESSE BORDEL !

Disait Jean Yann.

Si le violon relie les états ou les aspects de conscience, la valse les lisse une fois qu’ils ont été reliés. C’est comme si tout, autour, perdait sa dureté et ses aspérités, tandis qu’en soi une métamorphose s’opère.

La valse est plutôt mélancolique, en tout cas elle est romantique si on donne à ce mot un sens populaire. Ce qu’elle suggère, très souvent, est une atmosphère extrêmement sentimentale. Ni heurts, ni malheur.

Elle éveille peut-être la nostalgie d’une époque où le décor, les moeurs, allaient avec.

On est est tellement peu porté à ce genre d’état d’âme, aujourd’hui – au point que l’on risque de faire sourire – que c’est intéressant de le mettre en valeur

Offenbach

https://youtu.be/g7czptgEvvU?t=57

Sibelius

https://youtu.be/Bi4OnSPc3Yc?t=168

Tchaikovsky

encore, encore, fredonner au creux de l’oreille, puis de plus en plus fort, de plus en plus nombreux Un grand rêve apparaît.

https://youtu.be/2Sb8WCPjPDs?t=32

Publié dans : Non classé | le 29 août, 2020 |Pas de Commentaires »

LA RENCONTRE

je suis entré

nos regards sont restés en suspens

longtemps semble-t-il

une éternité

et c’est comme si tout se passait à la surface d’une eau qui tremble,

d’une voix qui tremble,

d’un corps qui tremble,

l’hésitation et ses ondes

silence

impossible de parler

les mots ont des arêtes, des pointes, des tranchants, des surfaces plates

et ils sont si lourds

les regards qui caressent les cils

les doigts fébriles

les sentiments qui affluent et se rétractent

sont plus sincères

tant et tant de sentiments tu sais

tout coudre ensemble

avec des jours et des longs fils

les suspendre,

comme une araignée sa toile tremblante

entre solitude profonde et union

entre attente et assurance

https://www.youtube.com/watch?v=NZ1K2mLSAOU

Publié dans : Chopin | le 28 août, 2020 |Pas de Commentaires »
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